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Quelques notes de recherches

En vrac pour mémoire :

Académie universelle des jeux 1842 Tarot

une critique de cartomancie avec les tarots à Paris en 1800  dans Le Nouveau Paris de Louis-Sébastien Mercier

et plus dans la suite (mise à jour : avec mes excuses aux lecteurs car certaines images de google ne renvoient plus aux bonnes pages ou aux bons ouvrages, et certains textes illustrés peuvent être devenus sans rapport avec le sujet initial, on devrait néanmoins retrouver les références, j’essaierai de corriger les erreurs qui apparaitraient)

Edit de création d’un droit de perception sur les cartes, tarots et dés 22 mai 1583

Mémoires de Michel de Marolles, second dessein pour le ballet des armoiries où se trouve compris celui des cartes & des tarots , neuvième discours du ballet où sont évoqués seulement les trois bouts parmis les triomphes.

 
(…)
 

Encyclopédie méthodique Arts et métiers mécaniques les enseignes et le dos taroté sont précisées, mais étonnamment les atouts ne sont pas évoqués. Les Tarots est oublié à Paris en 1782 ? À voir car un dictionnaire circa 1690 donne la même définition simplifiée.

Dans le Manuel Lexique ou dictionnaire portatif des mots françois, en 1767, l’abbé Prévost s’étonne de la taille importante des cartes.

Dans Les Recherches des recherches et autres œuvres de Me Etienne Pasquier de1622, on note cette remarque sur le jeu des Tarots qui représente une République mieux que les Echecs ne représentent la cour d’un Roy : 

et aussi
 En 1743 dans “Amusemens de la chasse et de la pêche” une utilisation inattendue (on retrouve le texte dès 1719)
On peut s’étonner dans ce lexique franco espagnol de 1625, que ce soit en langue espagnole qu’on utilise les enseignes françaises, et dans la traduction française qu’on utilise les enseignes latines du Tarot :
 
 Le tarot est cité parmi d’autres amusements dans Le Page Disgracié de François Tristan Lhermite en 1667:

En 1606 dans la traduction française de Histoire Maccaronique de Merlin Coccaie, prototipe de Rablais  de Teofilo Folengo (voir à ce sujet ce message sur Tarot History), on ne s’étonnera pas de trouver :

En 1655 dans le Trésor de recherches et antiquitez gauloises et françoises de Pierre Borel une orthographe peu courante, Tharauts  :

Basilicon Doron, ou présent royal de Iacques, roi d’angleterre, Escoce et irlande : instruction au prince Henri son fils pour bien régner, traduction française de 1605 par le sieur de Villiers Hotman, les tarots sont conseillés à l’héritier.

1672 : le Faut-Mourir et les excuses inutiles qu’on apporte à cette nécessité par Jacques Jacques (sic), la Mort ne joue pas aux Tarots :

1782 : Mélanges tirés d’une grande bibliothèque, de la lecture des livres françois, Tome XXI, sur la communauté des cartiers, leur travail, Rabelais et le saint patron de ladîte communauté.
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Autour du bateleur

Un post sur Tradition Tarot par Luca relève une définition du mot bateleur : en 1489 d’après le Dictionnaire Godefroy de l’ancien français c’est un sonneur de cloche que désigne bateleur ou batteleur. C’est aussi un batelier.
Excellent ressource où l’on pourra vérifier entre autres le mot atrempance ou atemprance pour tempérance mais aussi tempérament.

Ceci inspira une idée amusante à appliquer sur Google Books , en fouillant les références anciennes au mot bateleur. Voici ce qu’on y peut trouver pêle-mêle à l’occasion d’un survol loin d’être exhaustif qui ne remonte pas plus tôt que le XVIIe siècle, où il est question de minchiate, de dictionnaires, de latin, d’espagnol et d’allemand,du fou et du bateleur, et d’une sorte de singe, à lire en cliquant ci-dessous.


En 1766 chez Joseph Jérôme le Français de Lalande une description du Minchiate et de ses 97 cartes, avec les noms de quelques trionfi (“objets bizarres“) pages 38 et 39 – “inventé par Michel Ange“. Jérôme y identifie le pape, qui serait le portrait d’Innocent X, alors que le Minchiate est habituellement dépourvu de pape (même si les cinq premières cartes sont appellées papi) et il donne aux autres triomphes les noms de ceux du tarot de Marseille – quand les cartes de Minchiati ne portent habituellement pas de nom. On y trouve également mention du mot “versicule” à rapprocher peut-être du “brizigole” (Si quelqu’vn a les quatre hautes ou les quatre basses de triomphes, ce qui s’appelle Brizigole) qu’on trouve dans la règle de 1655. Extrait :

II y a quatre-vingt-dixsept cartes, grandes & épaisses du double des nôtres ; savoir cinquante-six des quatre couleurs ordinaires : car les Italiens ont quatre figures , au lieu que nous n’en avons que trois. Plus , quarante figures singulières numérotées , & le fou ou matto , qui tient lieu du zéro, en augmentant la valeur des autres. Ces figures portent le nom des étoiles, du soleil, de la lune , du pape , du diable , de la mort, du pendu, du bateleur , de la trompette , du jugement dernier, & autres objets bizarres. Les unes ont une valeur intrinsèque , qui varie entr’elles , d’autres n’en ont point; mais le numéro supérieur , qui ne vaut rien , ne laisse pas de couper l’inférieur, qui vaut des points. Le tout consiste à avoir dans son jeu au moins trois numéros de suite, ayant une valeur qui se puisse compter d’entrée en tierces ou, comme ils l’appellent, en versicules ;

Le Nouveau dictionnaire François-Latin-Allemand en 1744 donne à Bateleur les définitions suivantes :

Au hasard de lectures de pages sans autres relations apparentes que ce mot de bateleur, on accrochera parfois à des petites phrases qui à la lumière des associations du Tarot prennent un sens particulier (in De l’art de Parler, Bernard Lamy, 1676):

Comment distingue-t’on un bateleur qui fait le fou d’avec un fou véritable ? N’est-ce pas parce que l’on voit que ce bateleur ne joüe ce personnage que pour un peu de temps , & qu’un fou est toujours fou ?

images du tarot de Jean Noblet © J-C.Flornoy

En continuant dans les dictionnaires,Le Dictionnaire Royal 1691 donne à Bateleur :

joueur de farces, Charlatan, joueur de passe-passe, mais aussi bateleur exprimant les choses par les gestes, mime, funambule (qui danse sur la corde).

À peu près la même chose, mais rien qui se rapproche du terme qu’on trouve dans les tarots (bagat). Un oubli sans doute puisqu’on le trouve à bagatelliere dans le Thresor des trois langues, espagnole, françoise et italienne de 1644 :

Voilà pour ces élucubrations sur les recherches internet, au hasard desquelles votre serviteur tomba sur cette définition instructive :

un bertran, sorte de singe